Beauté à Dakar : Quand L’Artificiel Supplante Le Naturel

Par Salimata Thiaré

Des rondeurs, cheveux frisés, teint noire couleur ébène, tels étaient les particularités d’une femme noire africaine. Dans un monde qui évolue, la femme noire tente de garder sa splendeur. Mais, comme une révolte les femmes de Dakar s’adonnent  de plus en plus à des pratiques pour parfaire leur apparence. Les femmes sont prêtes à tout pour séduire.

Étant donné que la beauté n’a guère de prix, Dakar se voit rempli de petites « barbies » avec des maquillages bien fait.Peur de se montrer telles qu’elles sont, ou envie d’une beauté inégalable, les femmes sénégalaises ont relégué le naturel au second plan. En effet, de plus en plus nombreuses, sont celles qui utilisent l’artificiel pour se faire remarquer. Des faux cils, aux faux ongles, en passant par les faux seins, rien n’est laissé au hasard par ces jeunes dames.

Le marché de la ville de Rufisque est bondé de personnes qui travaillent dans le domaine de l’esthétique. Devant le centre commercial de Rufisque, l’ambiance est au rendez-vous. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce sont des hommes, le plus souvent qui se chargent de la manucure de ces dames. Ces messieurs se bousculent pour amasser le plus de clientes. Leurs cris raisonnent de partout : « pose ongles ou pose cils » une musique qui vient s’ajouter aux bruits insupportables des voitures sous un soleil de plomb. Chacun a sa manière de les interpeller et de convaincre de la qualité du service rendu.

La beauté à tout prix

Amadou Diouf, un ancien dans ce boulot affirme: « la beauté est un atout de taille pour une femme qui souhaite briller en société».Ce dernier souligne que rallonger les ongles ou les cils augmentent la prestance des femmes. Travailler pour le compte des femmes rapporte gros pour ces hommes. Mame Fama Gueye, une adepte de cette pratique, se dit être fière à son retour du salon de beauté.« Les cils et les ongles sont magnifiques. Il n’y a rien de mal, au contraire les cils accentuent le regard ». Non loin, dans une boutique de lingerie, une vendeuse, 25 ans, souriante dans un habit traditionnel, nous fait part de son quotidien : « chaque jour, je reçois de nombreuses jeunes filles et l’article choisi en général, est celui des faux seins », selon elle, celles qui ont la malchance d’avoir de petits seins l’utilisent sous leur taille basse (boubou traditionnel). « Il y a aussi des produits industriels pour augmenter leur volume et c’est de plus en plus utilisé », ajoute-t-elle.

Pourtant la femme sénégalaise est dotée d’une beauté naturelle, naturel qui a donné sa place à l’artificielle. À quand le retour au naturel? Le mouvement “Nappy” sera-t-il relevé le défi?

 

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