Le TER (Train Express Régional) : Un projet mal géré

Par Madonna DIATTA

Depuis quelques mois maintenant, les populations de la banlieue dakaroise sont confrontées à de multiples problèmes liés aux  travaux qui s’effectuent pour l’aménagement du TER (Train Express Régional). Des  maisons surtout dans la banlieue dakaroise ont été rasées, des familles entières arrachées à leurs foyers dans l’espoir d’être très vite indemnisé et avec la conviction d’avoir participer à l’émergence de leur pays. Cette fierté va vite se transformer en un sentiment de dégoût et d’indignation. Le désarroi frappe ces populations qui, à force de manifester contre l’inévitable convertissent leurs mots en silence.

Les limites du TER (Train Express Régional)

Censé participer au développement du Sénégal, le TER crée plus de désagréments et de dégâts que prévu.  Certaines populations  en deviennent victimes et dénoncent fortement la  situation. Dans la ville de Rufisque comme dans certains quartiers de la banlieue tels qu’à Keur Mbaye, ou encore Keur Massar,les travaux ont occasionné des problèmes d’insécurité mais également de pollution entraînant souvent des risques de maladies chez les plus jeunes. Alioune Badara, président à Keur Massar confie: «  J’ai  échappé aux destructions mais je  subis néanmoins les conséquences ». Il dénonce également la négligence de l’État qui tarde à indemniser et à évacuer certaines populations concernées.

Un projet qui tire au cauchemar

Les travaux pour les besoins du Train express Régional (TER) privent les habitants des quartiers de Rufisque  de leur réceptacle  d’eaux usées. Une situation inconvéniante  en cette période d’hivernage où l’aspect sanitaire fait souvent défaut. Jonas Dédhiou, explique qu’ils sont obligés d’évacuer eux même les eaux sous risque de contracter certaines maladies et c’est pire quand il y’a pluie. «  Nous vivons littéralement en compagnie des moustiques et le paludisme nous guette fréquemment ». Certains vont jusqu’à penser que ce projet n’a pour but que d’enrichir le bilan de l’État qui ne semble pas selon eux se soucier de leur sort. Mais le cauchemar ne s’arrête pas là car les travaux ont occasionné la mort d’un jeune garçon du nom de Cheikh Ahmed Tidiane Sène.  Un drame qui vient renforcer la crainte sans fin des Sénégalais qui sont de plus en plus perplexe à ce projet.

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